mercredi 18 février 2026

Le coach, antagoniste du "gourou"

La sortie en salles d'un film "Gourou", a créé une polémique médiatique à propos du métier de coach de vie. Infocoaching revient sur le sujet.

Les médias

La presse spécialisée a annoncé la sortie, au cours du mois de janvier 2026, du film « Gourou ». Les réseaux sociaux se sont rapidement emparés de l’annonce engageant à de vives discussions dont les coachs se seraient sans doute bien passés. Un individu au charisme (déviant) capable d’emmener les foules dans son délire n’a évidemment rien à voir avec le métier de coach tel qu’il est conçu en France du moins. Tout au plus pourrait-on rapprocher le sujet du film de faits réels, comme des mouvements spirituels sectaires, ou de ressentis lors de « Grands Messes » organisées par de très grandes entreprises.

Un film

Le film dont on parle, catégorisé comme œuvre cinématographique est en conséquence un évènement du domaine de l’art. Comme toute œuvre elle est respectable en tant que telle ainsi que son auteur et les acteurs. Diffusée au regard du monde elle peu susciter diverses émotions mais ce n’ai qu’une fiction.

Gourou

Définition de mon Robert de poche 2009 :
Gourou n. m. 1 Maître spirituel, dans la religion brahmanique. 2 Maître à penser. 

Le métier de coach 

J’ai voulu le site « info-coaching »  afin de créer un espace de confiance avec celles et ceux qui pourraient avoir recours au coaching à un moment de leur vie, personnellement ou professionnellement. J’écris en préambule de mes articles : « Détendez-vous, le coaching c’est efficace ». Effectivement, une nouvelle discipline dans le champ des propositions mérite qu’on prenne connaissance au minimum de ce qui vous y attend en tant que client. Et, effectivement le coaching est efficace parce que le résultat au terme de la démarche entreprise est mesurable par le client.

En France, et pour ma part,  il n’est pas concevable de voir le coach autrement que comme un professionnel. Ni thérapeute ni conseiller, il a son propre champ d’action, ses propres méthodes de travail. Il est respectueux de ses clients, de ses consœurs et confrères, des autres professionnels de la relation d’aide. Son éthique se définit entre autre au travers d’un questionnement sincère dont la supervision de sa pratique fait partie.  Il protège ses clients en leur offrant une garantie de moyens, la confidentialité sans faille, la possibilité de contractualiser la prestation, révocable par les deux parties. Mais pas que. Par un travail de co-construction engagé entre coach et coaché le client, tout au long de la prestation de coaching, est acteur de sa réussite. 

La formation de coach

Cette formation peu apparaitre comme une nébuleuse indescriptible et à la fiabilité douteuse. Pourtant rien n’est plus clair. Des Ecoles Privées mais aussi certaines Universités proposent cette discipline, sanctionnée par une Certification ou parfois un DU (Diplôme Universitaire).
Pour le client il est plutôt rassurant de confier sa problématique ou son objectif à un coach ayant suivi une formation, même si celui-ci est en début d’activité. Les fondamentaux en poche vont lui permettre une rapide progression dans un univers cadré. De plus, le coach a, tout au long de sa vie professionnelle, une obligation de chercher toujours les outils adaptés au bien être du client, car si des cas peuvent se ressembler, chaque coaché est unique. Par ailleurs le coach doit examiner sans cesse sa stabilité psychologique, celle-ci a  été requise et vérifiée lors des entretiens préalables à son entrée en formation. En cas de doute il est pertinent qu’il stoppe son activité.   

Bien que tout ceci est très cadré et ne supporte pas bien l’amateurisme, le client peut aller à la rencontre d’une personne non incluse dans un parcours de formation mais au savoir faire et au savoir être en aucun point discutable. A contrario, comment contrôler qu’un coach formé et certifié respecte bien ses engagements professionnels et ne profite pas justement de sa position ? Pour un nouveau coaché, il est évident et important de prévenir son entourage ou du moins une personne de confiance de sa décision de se faire coacher. Il s’agit simplement qu’une personne soit capable d’évaluer le comportement du coaché et de le prévenir en cas dérive.

La Justice 

La loi a statué pour protéger les personnes qui pourraient avoir la désagréable et dangereuse expérience de trouver sur leur chemin un Maître à penser mal intentionné, et pas uniquement dans le cadre d’une prestation de service. Le recours à la Justice est heureux pour la personne mais aussi pour la Société.

Conclusion

Ce n’est pas en restant sur des non-dits que l’on progresse, ce n’est pas en restant muet sur les sujets qui fâches que l’on les élimine. Informer pour que le coaching soit mieux compris est le but de « info-coaching ».  

« Détendez-vous, le coaching c’est efficace »

lundi 26 janvier 2026

L'Objectif au coeur de la démarche de coaching

Le mois de Janvier et une Nouvelle Année, voici une occasion d’émettre des souhaits, de prendre de bonnes résolutions, d’avoir de nouveaux projets ou pourquoi pas de ressortir les projets passés qui ont été bien vite abandonnés pour d’excellentes raisons. Bref, une pluie d’objectifs.

Une fois l’objectif verbalisé ou simplement présent à l’esprit, qu’allez vous en faire ?  Quelle forme a-t-il aujourd’hui ? Les contours sont peut-être encore flous. Comment le modéliser ? Est-ce le but définitif ou le moyen d’atteindre un autre but plus ambitieux ou plus visible ?  

L’objectif est le cœur de la démarche de coaching. 

Quel que soit cet objectif (à condition que celui-ci soit licite), le coach est le meilleur interlocuteur pour le recevoir et vous aider à l’atteindre sans jamais avoir de jugement et dans la plus grande confidentialité.
Clarifier l’objectif est souvent la première étape à franchir pour le coach. Pour cela il élabore un questionnement afin de comprendre avec exactitude ce que veut obtenir le client. Effectivement, entre la demande et la commande il peut y avoir une différence notoire surtout lorsque le client arrive avec une demande trop large, ou non construite. Il y a une différence entre un objectif qui dit « je veux cette année intégrer le pôle encadrement dans l’entreprise où actuellement j’occupe le poste de …. » et un autre qui dit «  je voudrais bien arrêter d’être stressé ». Cette dernière demande pourtant très vaste, est très souvent souhaitée, une préoccupation bien légitime, car le stress est source non seulement de mal être, mais aussi un obstacle au développement personnel, voire même cause ou facteur aggravant  dans le développement de nombreuses maladies. L’intervention du coach est souvent suffisante pour calmer, rassurer et engager une démarche constructive, permettant au coaché d’avancer.  Néanmoins, comme indiqué dans l’un de mes articles, la  mise en œuvre d’une synergie est parfois nécessaire dans l’intérêt du client. Celle-ci consiste en un travail dans la recherche et l’exploration du « pourquoi » auprès d’un thérapeute permettant à son patient d’y voir plus clair dans son fonctionnement et de prendre conscience de ses blessures. Conjointement ou à postériori, un travail dans la recherche du « comment » avec un coach, permet à son client qui, éclairé dans le pourquoi de ses blocages, va s’ouvrir à son véritable objectif de vie.
Lorsque le processus de coaching est engagé, l’objectif reste le moteur fort et dynamique que le coach ne va jamais perdre de vue. C’est pour cela que séances après séances, il est impératif de vérifier si coaché et coach sont alignés et si le client va où il veut aller. 

Conclusion 

Chaque objectif mérite d’être exploré avec le plus grand soin afin d’y répondre par la meilleure voie qui mène à son aboutissement. Le coaching permet d’aller dans la bonne direction sans perdre d’énergie, d’affronter les difficultés, de se donner la chance de la réussite. Il n’y a pas de petites victoires, accompagné pas à pas, il n’y a que des victoires.